Les candidats parlent… leur communication trahit tout !
La course vers la présidentielle guinéenne 2025 est lancée. Sur les plateaux télévisés, dans les meetings, sur les réseaux sociaux, les candidats multiplient les discours et les promesses. Mais au-delà des mots prononcés, c’est toute une stratégie de communication qui se dévoile, souvent malgré eux.
Chaque geste compte. Chaque mot pèse. Chaque posture envoie un message.
En politique, rien n’est laissé au hasard. Un regard fuyant pendant une interview, un costume choisi avec soin, une poignée de main appuyée, le choix d’un décor lors d’un meeting… Tous ces éléments constituent un langage parallèle que peu de citoyens savent décoder. Pourtant, c’est souvent là que se cache la vérité.
Pourquoi analyser la communication politique ?
Les électeurs guinéens méritent de voir au-delà des apparences. Derrière les sourires de campagne et les promesses d’unité nationale se cachent des stratégies d’influence minutieusement élaborées par des équipes de communication. Ces stratégies visent à :
- Façonner une image : le candidat du peuple, le réformateur, le rassembleur…
- Manipuler les émotions : peur, espoir, colère, fierté nationale
- Créer des clivages : nous contre eux, le changement contre le statu quo
- Détourner l’attention : des vrais enjeux vers des polémiques superficielles
Ce que nous allons décoder ensemble
Dans cette série d’analyses inédites, je vais disséquer la communication de chaque candidat majeur à la présidentielle 2025. Ensemble, nous allons explorer :
Les stratégies visuelles : Comment les couleurs, les logos, les affiches sont conçus pour influencer votre perception
Le langage corporel : Ce que révèlent les postures, les gestes, les micro-expressions lors des débats et interviews
Les messages cachés : Les techniques de storytelling, les références culturelles implicites, les dog whistles politiques
Les tactiques d’influence : L’utilisation des réseaux sociaux, le ciblage des électeurs, la propagation des narratifs
Les faux pas révélateurs : Quand la communication dérape et révèle les vraies intentions
Votre regard compte !
Cette analyse ne sera complète que si vous y participez. Après chaque décryptage, je vous invite à :
- Partager vos observations : Qu’avez-vous remarqué dans la communication des candidats ?
- Questionner : Qu’aimeriez-vous que j’analyse plus en détail ?
- Débattre : Êtes-vous d’accord avec mes analyses ?
La démocratie se nourrit de citoyens informés et critiques. En comprenant les mécanismes de la communication politique, vous devenez des électeurs plus avisés, capables de faire des choix éclairés plutôt que des choix émotionnels.
Ne ratez pas le premier épisode !
Très bientôt, je publierai la première analyse détaillée d’un candidat majeur. Nous dévoilerons ensemble les coulisses de sa stratégie de communication, ce qui fonctionne, ce qui rate, et surtout, ce que cela révèle de son projet réel pour la Guinée.
Restez connectés. Restez vigilants. Restez critiques.
La meilleure arme d’un citoyen, c’est sa capacité à voir au-delà des apparences.
Kady Conte – Analyste en Communication Politique
Quand les candidats se croient plus malins que les électeurs
À l’approche de la présidentielle 2025, les Guinéens assistent à un festival de communication politique. Certains candidats excellent dans l’art de convaincre, d’autres se tirent une balle dans le pied à chaque apparition publique. Mais qu’est-ce qui distingue une bonne communication d’une catastrophe politique ?
Voici les sept erreurs les plus fréquentes que je constate dans la communication des candidats guinéens, et ce qu’elles révèlent de leur véritable personnalité.
1. L’arrogance mal dissimulée
Le symptôme : Un candidat qui coupe systématiquement la parole, qui regarde son interlocuteur de haut, qui utilise un vocabulaire complexe pour impressionner plutôt que pour être compris.
Ce que ça trahit : Un mépris réel pour le peuple. Si vous ne pouvez pas expliquer votre programme à un citoyen lambda, c’est soit que vous ne le maîtrisez pas, soit que vous considérez que les Guinéens ne méritent pas d’explications.
L’impact : Les électeurs ne sont pas dupes. Cette arrogance crée une distance infranchissable entre le candidat et le peuple qu’il prétend servir.
2. La sur-promesse systématique
Le symptôme : « Je vais tout régler en 100 jours », « L’électricité 24h/24 dans toute la Guinée dès ma première année », « La corruption sera éradiquée immédiatement ».
Ce que ça trahit : Soit une méconnaissance totale des réalités du pouvoir, soit un cynisme profond et un mépris pour l’intelligence des électeurs.
L’impact : Les Guinéens ont déjà vécu trop de promesses non tenues. Cette stratégie ne fonctionne plus qu’avec une minorité de naïfs, et elle prépare une désillusion massive.
3. L’incohérence entre image et message
Le symptôme : Un candidat qui parle de proximité avec le peuple depuis son salon luxueux, qui prône l’austérité en costume à 5000 euros, qui défend les valeurs traditionnelles tout en affichant un mode de vie occidental.
Ce que ça trahit : Un manque de conscience ou d’authenticité. Les équipes de communication créent une image déconnectée de la réalité du candidat.
L’impact : Cette dissonance cognitive crée un malaise chez l’électeur. On sent que quelque chose ne colle pas, même si on ne peut pas toujours mettre le doigt dessus.
4. L’évitement permanent
Le symptôme : Un candidat qui esquive les questions difficiles, qui répond à côté, qui noie le poisson dans des généralités ou qui attaque le journaliste plutôt que de répondre.
Ce que ça trahit : Soit l’absence de solutions concrètes, soit la volonté de cacher des aspects embarrassants de son programme ou de son passé.
L’impact : Cette fuite renforce la méfiance. Si vous n’osez pas affronter les questions maintenant, comment affronterez-vous les crises quand vous serez au pouvoir ?
5. La victimisation stratégique
Le symptôme : « On m’attaque parce qu’ils ont peur de moi », « Les médias sont contre moi », « C’est un complot du pouvoir en place ».
Ce que ça trahit : Une incapacité à assumer la critique et, souvent, une stratégie pour éviter de répondre sur le fond. Jouer la victime détourne l’attention des vrais sujets.
L’impact : Si vous vous posez déjà en victime pendant la campagne, comment dirigerez-vous un pays ? Un président doit être fort, pas pleurnicheur.
6. Le suivisme sans conviction
Le symptôme : Un candidat qui change de discours selon son audience, qui adopte soudainement les thèmes porteurs après avoir vu qu’ils fonctionnent chez un concurrent.
Ce que ça trahit : L’absence de vision propre et de convictions profondes. Ce sont des girouettes politiques qui disent ce que les électeurs veulent entendre.
L’impact : L’authenticité est rare en politique, mais quand elle manque totalement, les électeurs le sentent. Ces candidats ne laissent aucune empreinte mémorable.
7. L’agressivité permanente
Le symptôme : Un candidat qui attaque constamment ses adversaires, qui insulte, qui polarise, qui cultive la division plutôt que de présenter son propre projet.
Ce que ça trahit : Souvent, l’absence de programme solide. Quand on n’a rien de substantiel à proposer, on détourne l’attention en créant des polémiques.
L’impact : Cette stratégie peut mobiliser une base militante, mais elle rebute la majorité silencieuse qui aspire à l’unité et au dépassement des clivages.
Et alors, que faire ?
En tant que citoyen guinéen, votre pouvoir est immense. Ne vous laissez pas séduire par les beaux discours et les images soignées. Posez-vous toujours ces questions :
- Ce candidat parle-t-il DE solutions ou parle-t-il seulement DES problèmes ?
- Son langage corporel correspond-il à son message verbal ?
- Répond-il vraiment aux questions ou fait-il diversion ?
- Sa communication reflète-t-elle une cohérence entre ses valeurs affichées et ses actes ?
- Se comporte-t-il en leader ou en démagogue ?
La Guinée mérite mieux que des communicants habiles. Elle mérite des leaders authentiques, courageux et compétents.
Dans les prochains épisodes, nous analyserons candidat par candidat. Préparez-vous : ça va secouer.
Partagez vos observations dans les commentaires ! Quel péché capital avez-vous repéré chez votre candidat ?
Kady Conte – Analyste en Communication Politique





